Le trip de Bernard Hirt à Tanger
mercredi 27 juin 2007 Par Bénédicte, dans Trips -# 59 - Fil RSS

Bernard Hirt est parti en trip au Maroc à Tanger pour s'entraîner avant la reprise des compétitions...
Il ramène de belles photos de paysages, de surf et de freestyle.
TANGER, l'ancienne ville coloniale, l'énigmatique, la ville de tous les trafics, qui a inspiré tant d'auteurs, et qui ouvre les portes de l'Afrique en devenant ce jour candidate pour l'exposition internationale 2012, sait aussi faire honneur à Eole Dieu du vent.
A seulement 25 minutes de de bateau de Tarifa, on aperçoit les beaux jours l'esquisse de la côte Marocaine se dessiner à l'horizon et la traversée en kite nous chatouille l'esprit avec Antoine Auriol (chez qui j'ai passé quelques jours a Cadiz). Mais devant l'irrégularité du vent et l'abscence de sécu, ce sera pour une autre fois !
Tandis qu'à Tarifa les kites s'entassent dans un chaos innommable, à Tanger, dans un cadre et une ambiance féérique, seules quelques mouettes enjouées profitent des mêmes conditions offertes par le détroit de Gibraltar, ce ventilateur géant !
En 35 minutes de bateau (je suis sûr qu'on fera mieux en kite !), nous y sommes ! Le port craint un peu (mendiants, boat people en herbe...), ce qui fait fuir pas mal de monde vers le Sud (d'où sa réputation de ville de passage). Dommage ils ne connaitront pas tous ces trésors cachés ! Tanger ne se dévoile pas à qui ne le mérite pas, elle se gagne !

Les 2 premiers jours, comme en face, le vent n'est pas au rendez-vous. Nous allons donc surfer un petit mètre avec mes amis d'enfance, les locaux Max, Allia, Younes, Karim, Hamsa au grottes d'Hercule (le mythe veut qu'Hercule en colère ait séparé l'Europe de l'Afrique créant le détroit a cet endroit).
Ces spots se trouvent à 15 km du centre-ville sur ce qui est le début du littoral atlantique Marocain. On y arrive en traversant la vieille montagne comme l'appellent les Tangaoui, où dans une pinède somptueuse se cachent des palais luxuriants qui contrastent avec les bidonvilles lugubres des banlieues mal famées. C'est d'ailleurs là que Max, Vincent et Gilles habitent et sont en train de lancer TANGER X ZONE qui propose cours de surf, circuit de quad et paintball pour les jours de pétole tandis que Julien qui a quitté une marque de kite à Montpellier veut donner des cours de kite.
Le lendemain le CHARQUI (levante à Tarifa, vent d'Est), qui dit-on ici rend fou, nous tend les bras du restaurant panoramique LE MIRAGE, apres un délicieux couscous.
Nous nous dirigeons vers BRIECH plus au sud, à quelques km du pittoresque port de pécheurs d'Asilah ou vous pourrez vous empiffré du meilleur poisson. Rachid qui tient une école de kite avec son frere Karim en Hollande m'accompagne. Du haut de la falaise un magnifique spectacle nous attend : un joli mètre de vagues, 25 noeuds side-off, et ce en contre-bas d'un joli petit village de pécheurs bordé de kilomètres de sable. Autant vous dire qu'il y a eu quelques feintes pour utiliser en premier la seule misérable pompe en état. Sans hésiter je dégaine ma Waroo 9m et mon surf 5,5 et me lance dans une session où les vagues bien que petites sont d'une qualité mémorable.

Finish chez Louis dont la barbe en paguaille (qui rappelle l'orientation du vent) et la silhouette ne sont pas sans rappeller celles de Robinson Crusoé. Nous sirotons un petit thé à la menthe avec les pécheurs du coin en nous remémorant des sessions épiques, bercés par le murmure du vent, caréssés par le coucher du soleil, et ennivrés par les arômes du calumet de la paix dans cet oasis que s'est batit cet aventurier retraité de la médecine, qui s'est mis au kite à plus de cinquante ans.
Le jour suivant quelle surprise de retrouver les mêmes conditions avec quasi 50cm de plus.
Laurence me mitraille : off the lip, aerial, l'orientation permet une vitesse optimale, la souplesse de la Waroo permet d'amortir les rafales, sa vivacité de ne perdre aucune réactivité dans les manoeuvres.

Même gavade pendant encore 2 jours, puis les vagues s'atténuant nous nous arrêtons à l'embouchure de l'oued Tahardat à quelques kilomètres de briech. Ce spot où la rivière se jette dans la mer bordée de dunes, complètement flat, avec 1m d'eau, offre un terrain de jeu idéal pour le freestyle et les débutants : ce qui me permet de faire essayer l'aile à Youssef un des pécheurs que l'on avait initié au surf et qui nous fait désormais la leçon.

Les jours suivants nous nous rendons avec Rachid dans la baie de Tanger qui bien que polluée offre un vent side-on par Charqui idéal pour le freestyle. Rachid nous fait un festival de no foot pendant que je pauffine mes 360 et autres handlepass devant les enfants ébahis qui nous demandent de les déposer en Espagne ! Je désespère car le vent trop fort me fait renoncer à tenter des kiteloops handlepass avant les derniers jours par CHERGUI (poniente, vent d'Ouest) moins fort sur les spots à l'Est côté méditérranée cette fois. A OUED ALIEN nous pouvons voir les casitas de Tarifa se dessiner à l'horizon.

Ca y est, cette fois c'est la fin, il faut rentrer, mais avant, une ballade dans la kasbah (vieille ville) et ses rues tortueuses, ses terrasses désordonnées, ses odeurs épicées, sa musique entrainante, s'imposent ! Sans oublier de s'arrêter au célèbre café Hafa où badauds, fumeurs de haschich, poètes, et gens célèbres se mèlent le temps d'un coucher de soleil au-dessus du détroit, comme un pied de nez au continent Européen...
Retour en Espagne pour une derniere fiesta avec Antoine, Laurence, Patricia, Carole...
Après ji mi souviens plus...

A seulement 25 minutes de de bateau de Tarifa, on aperçoit les beaux jours l'esquisse de la côte Marocaine se dessiner à l'horizon et la traversée en kite nous chatouille l'esprit avec Antoine Auriol (chez qui j'ai passé quelques jours a Cadiz). Mais devant l'irrégularité du vent et l'abscence de sécu, ce sera pour une autre fois !
Tandis qu'à Tarifa les kites s'entassent dans un chaos innommable, à Tanger, dans un cadre et une ambiance féérique, seules quelques mouettes enjouées profitent des mêmes conditions offertes par le détroit de Gibraltar, ce ventilateur géant !
En 35 minutes de bateau (je suis sûr qu'on fera mieux en kite !), nous y sommes ! Le port craint un peu (mendiants, boat people en herbe...), ce qui fait fuir pas mal de monde vers le Sud (d'où sa réputation de ville de passage). Dommage ils ne connaitront pas tous ces trésors cachés ! Tanger ne se dévoile pas à qui ne le mérite pas, elle se gagne !

Ces spots se trouvent à 15 km du centre-ville sur ce qui est le début du littoral atlantique Marocain. On y arrive en traversant la vieille montagne comme l'appellent les Tangaoui, où dans une pinède somptueuse se cachent des palais luxuriants qui contrastent avec les bidonvilles lugubres des banlieues mal famées. C'est d'ailleurs là que Max, Vincent et Gilles habitent et sont en train de lancer TANGER X ZONE qui propose cours de surf, circuit de quad et paintball pour les jours de pétole tandis que Julien qui a quitté une marque de kite à Montpellier veut donner des cours de kite.
Le lendemain le CHARQUI (levante à Tarifa, vent d'Est), qui dit-on ici rend fou, nous tend les bras du restaurant panoramique LE MIRAGE, apres un délicieux couscous.
Nous nous dirigeons vers BRIECH plus au sud, à quelques km du pittoresque port de pécheurs d'Asilah ou vous pourrez vous empiffré du meilleur poisson. Rachid qui tient une école de kite avec son frere Karim en Hollande m'accompagne. Du haut de la falaise un magnifique spectacle nous attend : un joli mètre de vagues, 25 noeuds side-off, et ce en contre-bas d'un joli petit village de pécheurs bordé de kilomètres de sable. Autant vous dire qu'il y a eu quelques feintes pour utiliser en premier la seule misérable pompe en état. Sans hésiter je dégaine ma Waroo 9m et mon surf 5,5 et me lance dans une session où les vagues bien que petites sont d'une qualité mémorable.

Le jour suivant quelle surprise de retrouver les mêmes conditions avec quasi 50cm de plus.
Laurence me mitraille : off the lip, aerial, l'orientation permet une vitesse optimale, la souplesse de la Waroo permet d'amortir les rafales, sa vivacité de ne perdre aucune réactivité dans les manoeuvres.




Commentaires
1. Le mercredi 22 août 2007 à 14:59, par tangaouia
2. Le dimanche 27 janvier 2008 à 17:41, par Bernard
3. Le jeudi 31 janvier 2008 à 11:16, par brams
4. Le samedi 1 mars 2008 à 21:01, par DANIELLE
5. Le jeudi 10 juillet 2008 à 21:21, par Lavoux
6. Le mardi 28 octobre 2008 à 16:04, par karim
7. Le dimanche 1 mars 2009 à 22:16, par maradona007
8. Le dimanche 1 mars 2009 à 22:28, par maradona007
9. Le mercredi 15 avril 2009 à 21:54, par Karim Chioua
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